À retenir : Ce podcast vélo détaille des leviers concrets pour transformer l’entraînement hivernal en terrain de progression, en misant sur la préparation mentale et l’optimisation de la zone 2. Il montre comment structurer l’effort, stabiliser la motivation et s’adapter aux rythmes physiologiques, notamment féminins. L’objectif : arriver au printemps avec un moteur plus efficient et un mental clarifié.
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Podcast vélo et entraînement hivernal : stratégies mentales et physiologiques
Dans le dernier épisode du podcast « On va se refaire la cerise », animé par Martina Cerza avec la préparatrice mentale Manon Dupont, l’entraînement hivernal est décortiqué sans fard.
L’angle est clair : comprendre pourquoi la saison froide met le mental à l’épreuve et comment transformer ces contraintes en leviers de progression. Le fil rouge du podcast vélo s’articule autour de la motivation, de la discipline et de l’utilisation intelligente de la zone 2, autant en route qu’en Gravel.
L’enjeu est double, car il touche à la physiologie (fatigue, adaptation, filières énergétiques) et à la psychologie (attention, satisfaction, sens). Cet article synthétise les apports de l’épisode et les replace dans une grille de lecture technique, opérationnelle pour des cyclistes déjà investis dans leur pratique.
Voir et écouter le podcast avec Manon Dupont
Pourquoi l’hiver plombe la motivation des cyclistes
L’hiver ne se résume pas à des routes humides et des doigts gelés. La baisse de lumière perturbe les rythmes biologiques, ce qui accroît la somnolence et altère la stabilité de l’humeur.
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L’énergie perçue en pâtit et la motivation devient fluctuante, même chez des athlètes rigoureux. Parallèlement, la période hivernale impose des séances longues et calmes, souvent en zone 2, avec peu de retours immédiats sur la progression. Les objectifs majeurs sont lointains, la gratification se fait rare, et la comparaison sociale, notamment via les plateformes d’activité, renforce le bruit mental.
En conséquence, l’effort psychologique pour sortir s’entraîner augmente. Le podcast rappelle toutefois que cette friction n’est pas un bug : elle constitue un terrain d’apprentissage où l’on distingue lassitude passagère et vraie fatigue, afin d’ajuster finement la charge.
Motivation et discipline : trouver l’équilibre sans s’épuiser
La motivation varie avec le contexte, la météo et l’état interne ; la discipline, elle, installe un cadre stable. Cependant, une discipline rigide peut ignorer les signaux d’alerte et mener à la lassitude, voire au surmenage. L’épisode insiste donc sur une approche lucide : effectuer un court auto-check avant d’enfiler les chaussures, observer la qualité du sommeil récent, l’humeur, la fréquence cardiaque au repos et la sensation générale de jambes.
Lorsque plusieurs voyants virent à l’orange, il est pertinent d’alléger la séance, voire de basculer sur une activité douce. À l’inverse, si la « flemme » est isolée et que les marqueurs internes sont au vert, maintenir le cadre prévu consolide la constance. En pratique, la discipline devient un filet de sécurité qui protège la progression, sans écraser l’écoute du corps.
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Transformer la zone 2 en atelier de progression ciblée
La zone 2 est souvent perçue comme monotone. Pourtant, si l’on structure l’attention, elle devient un laboratoire de technique et d’automatisations utiles.
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Le podcast vélo propose d’ouvrir chaque sortie par une intention claire : travailler le pédalage rond en variant cadences et couple, soigner la posture pour libérer la respiration et stabiliser le haut du corps, ou encore affiner le discours interne pour rester concentré sur la qualité de l’effort.
En gravel, cette approche favorise aussi la traction sur les sols meubles, car l’irrégularité du terrain exige une modulation fine de la pression sur les pédales et de la ligne de conduite. Ainsi, même une endurance fondamentale sans intensité apparente peut renforcer l’économie de geste et la robustesse mentale, à condition de la pratiquer avec précision.
Rouler en groupe : un levier de motivation et de régularité
Le sentiment d’appartenance soutient la motivation intrinsèque. En hiver, s’appuyer sur un club ou un noyau de partenaires transforme la contrainte en rendez-vous. La régularité s’en trouve facilitée et l’entraînement gagne en sécurité lorsqu’on partage le vent et l’attention à la route.
Au-delà du simple effet social, le groupe facilite la tenue d’un tempo constant, notamment sur des sorties longues en zone 2. Il faut néanmoins clarifier l’intention commune : préserver l’endurance et la technique plutôt que dériver vers une course improvisée. En fixant un cadre simple et partagé, l’aspect collectif devient un moteur de constance sans dénaturer le contenu de la séance.
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Le « carnet de confiance » : mesurer le travail invisible
Tenir un carnet court et quotidien, qui liste quelques réussites de la journée et un point positif de l’entraînement, crée un effet cumulatif robuste. Cet outil documente l’effort régulier quand les chiffres évoluent peu. En parcourant ces notes lors des passages à vide, on visualise la continuité et on évite de juger la progression sur une seule séance.
Pour qu’il soit utile, le carnet gagne à rester factuel : décrire une sensation respiratoire plus fluide à cadence donnée, une meilleure stabilité sur graviers, ou une aisance accrue à froid lors de l’échauffement. Ce suivi qualitatif complète la data brute et nourrit une forme de confiance méthodique, essentielle pendant les mois où le rendement immédiat reste discret.
Micro-objectifs et blocs de travail : une architecture pour l’hiver
Lorsque l’objectif principal se situe au printemps ou en été, la distance temporelle dilue la motivation. Le podcast vélo suggère de fragmenter la préparation en objectifs mensuels et en blocs thématiques. Une période peut ainsi cibler la force spécifique (couple à basse cadence et gainage), tandis qu’une autre consolide l’endurance et la tenue de position. Insérer des rappels techniques, comme des séquences de vélocité contrôlée, entretient la coordination.
Chaque bloc se finalise par un marqueur de validation, par exemple une capacité à tenir un certain braquet à fréquence cardiaque maîtrisée, sans chiffrage excessif. Ce découpage permet de « cocher des cases » de manière régulière et de retrouver une gratification immédiate, tout en respectant une logique de construction progressive.
Adapter l’entraînement au cycle menstruel : une planification plus fine
Le podcast aborde une dimension souvent négligée : l’ajustement de l’entraînement au cycle menstruel. Certaines phases s’apparentent à des saisons intérieures. Pendant la phase menstruelle, l’énergie perçue baisse ; alléger la contrainte, prolonger l’échauffement et accepter un tempo plus doux aide à rester dans le mouvement sans épuiser la ressource.
La phase folliculaire amène une remontée de tonus, propice à réintroduire de la qualité. Autour de l’ovulation, le pic d’énergie autorise des intensités maîtrisées, si le contexte le permet. En phase lutéale, l’attention à la récupération et au ressenti devient prioritaire. Cette adaptation n’est pas un renoncement, elle maximise le retour sur investissement en plaçant les séances exigeantes au bon moment et en valorisant le maintien du fil lorsque le corps réclame plus de marge.
Diversifier sa pratique pour durer sans s’user
Varier les activités en hiver protège la motivation tout en enrichissant le socle physique. Le ski de fond développe l’endurance aérobie et la coordination, le trail stimule la proprioception et la force musculaire utile en côte, et le renforcement structurel stabilise les chaînes musculaires sollicitées sur le vélo.
Cette diversification prévient la monotonie, répartit les contraintes mécaniques et nourrit la polyvalence, particulièrement intéressante pour le gravel. Elle doit néanmoins s’intégrer avec mesure afin de ne pas compromettre la cohérence cycliste : il s’agit d’ajouter du sens, pas de remplir le calendrier. L’objectif consiste à préserver la fraîcheur mentale et la continuité du travail aérobie, tout en bonifiant les qualités transversales.
Réduire le bruit, retrouver du sens dans sa pratique
La comparaison permanente peut devenir toxique lorsque les repères internes s’effacent. Revenir à ses propres progrès, clarifier pourquoi l’on roule et sélectionner ses sources d’influence réduit la charge mentale.
En pratique, filtrer les signaux extérieurs, limiter le défilement de performances d’autrui et replacer la satisfaction sur des critères choisis aide à stabiliser la motivation. Cette recentration n’exclut pas l’émulation ; elle en cadre l’usage.
L’hiver devient alors une période de consolidation identitaire : ce que l’on construit se mesure d’abord à l’aune de son projet, puis, si besoin, à celle du peloton.
Valider la progression « invisible » : des indicateurs qualitatifs
En hiver, la performance brute évolue lentement. Il devient alors pertinent d’observer des marqueurs qualitatifs : une respiration plus calme à allure égale, une baisse de la dérive cardiaque sur une durée donnée, une meilleure aisance posturale sur le home trainer, ou une traction plus fine sur terrain meuble en gravel.
Le ressenti de jambes « pleines » après une nuit de qualité et une alimentation régulière indique aussi que la charge se situe au bon niveau. Ces signaux, quand ils se répètent, témoignent d’une adaptation réelle. Ils se recoupent avec les notes du carnet de confiance et confortent la stratégie sans nécessiter de surinterpréter chaque watt hivernal.
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Arriver au printemps prêt : un moteur solide et un mental clair
Le message clé du podcast vélo est limpide : l’hiver n’est pas une parenthèse, c’est une phase de construction. La motivation doit s’ancrer dans des routines réalistes, soutenues par la discipline, l’écoute des signaux internes et une planification respectueuse des rythmes, notamment chez les femmes.
La zone 2, longtemps sous-estimée, devient un atelier décisif pour l’économie du geste et la robustesse mentale. En cumulant intention, régularité, carnet de confiance, micro-objectifs et diversification raisonnée, on franchit la saison froide avec plus de stabilité.
Au printemps, cette base se traduit par une endurance qui tient, une technique plus propre et une clarté d’esprit précieuse quand les objectifs redeviennent proches.
Le site de Manon Dupont : https://manon-dupont.com/
On va se refaire la cerise – notre podcast
🎙️ Animé par Martina Cerza. Montage et réalisation : Léo Carminati
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FAQ – podcast vélo
Pourquoi l’hiver démotive les cyclistes, même entraînés ?
La baisse de lumière perturbe l’énergie perçue et l’humeur, tandis que les sorties en zone 2 offrent peu de gratification immédiate. La comparaison sociale amplifie ce bruit et rend l’effort mental plus coûteux.
Comment utiliser la zone 2 pour progresser mentalement et techniquement ?
En posant une intention claire avant la sortie, en travaillant le pédalage, la posture et la respiration, et en soignant la traction en gravel. La zone 2 devient alors un atelier d’économie du geste et de concentration.
Quelle différence entre motivation et discipline en cyclisme hivernal ?
La motivation fluctue selon le contexte, alors que la discipline installe un cadre stable. Cependant, ignorer les signaux du corps mène à la lassitude ; il faut ajuster la séance quand plusieurs indicateurs virent à l’orange.
Comment organiser une semaine type d’entraînement en hiver ?
Deux sorties d’endurance en zone 2, une séance de force spécifique, un créneau de renforcement, une activité croisée légère et un vrai jour de récupération constituent une trame cohérente et modulable.
Comment adapter l’entraînement au cycle menstruel pendant l’hiver ?
En allégeant lors de la phase menstruelle, en réintroduisant de la qualité en phase folliculaire, en valorisant les intensités autour de l’ovulation, puis en surveillant la récupération en phase lutéale.


























