À retenir : Le Lapierre Pulsium 7.0 assume pleinement sa logique endurance : confort, stabilité et tolérance priment sur la nervosité brute. Le montage Shimano Ultegra Di2 renforce la cohérence longue distance, tandis que les DT Swiss ER1600 posent le débat rendement / équipement à 4000 €. Un vélo pensé pour durer… et évoluer.
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Lapierre Pulsium 7.0 : positionnement, prix et cible
Le Lapierre Pulsium 7.0 est positionné sur le segment des vélos endurance. Proposé autour de 4000 euros avec un groupe électronique Shimano Ultegra Di2 12 vitesses, il assume une approche orientée confort et efficacité dans la durée plutôt que performance explosive.
Le montage retient des roues aluminium DT Swiss ER1600 et des pneus tubeless en 32 mm. Ce choix fixe d’emblée l’ADN du vélo : filtrer, stabiliser et réduire la fatigue.
Le poids mesuré sur mon vélo d’essai atteint 8,9 kg avec pédales et compteur, ce qui reste pertinent pour sa vocation, sans chercher la chasse au gramme.
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J’ai réalisé le test du Lapierre Pulsium 7.0 sur des routes alpines, vallonnées, avec un revêtement souvent dégradé, lors de sorties d’environ deux heures et de sorties longues.
Mon objectif est simple : vous donner un avis honnête et journalistique sur ce vélo de route endurance, sans discours marketing, afin de vous aider, cyclistes, à faire le bon choix.
Cadre Pulsium et géométrie endurance : confort et stabilité
Le cadre du Lapierre Pulsium en UD Carbon est conçu pour lisser les vibrations et maintenir un comportement prévisible sur la durée. De plus, la fourche Carbon UD SL s’inscrit dans la même logique avec un pilotage serein, même quand l’asphalte se dégrade. La géométrie se veut clairement relevée : on adopte une position ample et détendue, favorable à la respiration, à la tenue du bas du dos et à la gestion énergétique sur de longues heures.
Il faut parfois un court temps d’adaptation pour qui vient d’un vélo plus agressif, mais on comprend vite l’objectif : préserver le cycliste pour tenir un rythme élevé sans s’épuiser.
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Les détails pratiques confirment cette vocation. On trouve des inserts sur le top tube pour installer une sacoche ou un porte-bidon supplémentaire. Il y a aussi des supports pour garde-boue.
La tige de selle aluminium en 27,2 mm participe à la flexibilité verticale et reste un choix sensé en endurance, où l’on privilégie fiabilité et tolérance. L’intégration des câbles est propre et cohérente avec un poste de pilotage sobre et fonctionnel.
Qualité de finition et peinture : sobriété maîtrisée
La qualité de finition du Lapierre Pulsium 7.0 est à la hauteur de son positionnement. Les assemblages sont propres, les jonctions tubes soignées et l’intégration globale reste cohérente, sans excès ni approximation.
La peinture adopte une approche sobre et élégante, sans surcharge graphique. Les marquages sont discrets, bien positionnés et résistent bien aux projections et aux frottements du quotidien.
On ne cherche pas ici l’effet « vitrine », mais une finition durable, pensée pour encaisser les kilomètres. Le constructeur Français livre un cadre sérieux et bien exécuté. Cela renforce la sensation de fiabilité et de cohérence sur ce cadre.
Transmission Ultegra Di2 12 vitesses : plage adaptée et précision
La version catalogue 7.0 du Lapierre Pulsium s’appuie sur une transmission Shimano Ultegra Di2 R8150, 12 vitesses, avec des leviers ST-R8170. Par ailleurs, la cassette Ultegra R8101 en 11-34 permet d’aborder les pourcentages irréguliers en restant en cadence. Cela a du sens pour un vélo endurance qui doit préserver le tonus musculaire au fil des heures.
Le passage de vitesses est net et constant, et l’électronique contribue à lisser l’effort dans les successions de faux plats et de vallons. En outre, la fiabilité, le rapport qualité/prix, ainsi que la fonctionnalité d’un groupe Shimano Ultegra ne sont plus à démontrer. C’est la valeur sure de la route, et c’est également un choix pertinent d’achat.
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Roues DT Swiss ER1600 et pneus 32 mm : confort contre dynamisme
Les jantes aluminium DT Swiss ER1600 Spline en 30 mm de hauteur, Centerlock et tubeless ready, sont un choix pragmatique pour ce Lapierre Pulsium 7.0. Elles offrent de la solidité, de la facilité d’usage et une inertie contenue, mais privilégient la robustesse au rendement pur.
Couplées aux pneus Schwalbe One Performance TLE en 32-622, RaceGuard et MicroSkin, elles définissent le ressenti : le vélo filtre très bien et autorise des pressions optimisées. Cela améliore aussi l’adhérence et réduit la fatigue sur les revêtements rugueux. C’est un montage qui privilégie la robustesse et la cohérence tarifaire.
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Cependant, ce choix bride forcément la nervosité. Si on équipe le vélo avec des roues carbone de 50 mm, le Pulsium change bien évidemment de visage et permet de révéler le potentiel dynamique du cadre : plus joueur, plus prompt à la relance, sans perdre sa stabilité.
Le cadre offre donc une marge d’expression sensible en fonction de la paire de roues choisie. Par conséquent, cela ouvre une piste d’évolution pertinente pour qui souhaite rehausser le dynamisme sans renier l’ADN endurance.
Sur la route : filtrage, endurance et tenue de rythme
Sur le terrain, le Lapierre Pulsium se distingue d’abord par sa capacité à lisser le relief et à filtrer les aspérités. Les irrégularités de l’asphalte sont nettement atténuées, ce qui permet de conserver une trajectoire propre et sereine, même lorsque la route se dégrade. En plaine vallonnée comme en zone alpine, le vélo affiche un cap très stable. Cela s’avère rassurant à haute vitesse comme dans les longues portions roulantes où la régularité prime.
En relance, le Pulsium n’a pas l’effet coup de fouet. Il répond avec progressivité et constance, sans brutalité ni nervosité excessive. Ce n’est pas un vélo qui incite à multiplier les accélérations sèches, mais plutôt un cadre qui valorise la continuité de l’effort. Lorsqu’on installe une allure et qu’on la maintient, il se montre efficace et peu énergivore. Ce comportement correspond parfaitement à sa philosophie endurance.
En côte, le comportement reste sain et lisible. Le Pulsium n’a pas le tempérament d’un grimpeur pur, mais il monte proprement, sans inertie pénalisante ni sensation de traîner la machine. La position stable et le filtrage du cadre participent à une bonne économie gestuelle. Cela se remarque notamment sur les ascensions longues ou irrégulières. On ne lutte pas contre le vélo ; on compose avec lui, ce qui permet de rester concentré sur le rythme et la gestion de l’effort plutôt que sur la contrainte mécanique.
À rythme élevé sur routes dégradées, il déploie son avantage principal : on accumule moins de contraintes et on ressort moins marqué en fin de sortie.
Poids mesuré et impact sur les ascensions
Le poids mesuré de 8,9 kg avec pédales et compteur reflète une construction pensée pour durer et encaisser. Sur des pentes prolongées, on ne ressent pas de légèreté spectaculaire. En revanche, la stabilité posturale et la qualité du filtrage permettent de conserver une bonne économie gestuelle.
Sur la durée, cela compense en partie l’absence de caractère « grimpeur » et participe à la fraîcheur musculaire au moment d’aborder les dernières difficultés.
Ergonomie du cockpit : potence adaptée et routage interne des gaines
Le poste de pilotage contribue directement au confort. Le cintre Lapierre en aluminium affiche un reach de 70 mm, un drop de 120 mm et un flare de 10°. Ce choix ouvre l’angle des mains dans les drops pour gagner en contrôle sur revêtements irréguliers.
Les largeurs varient selon la taille du cadre (380 à 420 mm), ce qui permet d’affiner le fit sans excès. Aussi, la potence aluminium, au routage semi-intégré, en angle de -10° et en longueurs étagées selon les tailles, facilite une position relevée et neutre. L’ensemble privilégie l’ergonomie et la conduite « propre », plutôt que l’aérodynamisme extrême.
Le routage des gaines adopte une approche semi-intégrée, cohérente avec l’usage visé. Les câbles sont intégrés proprement sous la potence et rentrent dans la douille de direction, sans complexifier inutilement l’ensemble.
Ce choix limite les contraintes à l’entretien et facilite les ajustements de position, tout en conservant une esthétique soignée. On est ici sur un compromis intelligent : suffisamment intégré pour rester propre visuellement, mais assez accessible pour privilégier la fiabilité et la simplicité d’usage sur le long terme.
Équipement : atouts, concessions et pistes d’upgrade
À environ 4000 euros, l’argument Ultegra Di2 reste solide pour déclencher l’achat. Sur ce vélo Lapierre mise clairement sur la qualité du cadre, de sa fibre et du montage full Ultegra.
Toutefois, le couple Ultegra Di2 + roues aluminium divisera. En effet, certains cyclistes préféreront sacrifier un niveau de groupe (vers 105 Di2 par exemple) pour gagner un train roulant carbone sur un équivalent budget. Cela s’explique car l’impact sur le comportement est immédiat.
Mon essai avec des roues carbone de 50 mm a confirmé que le cadre du Lapierre Pulsium 7.0 a de la ressource : il devient plus vif sans perdre son confort. Par conséquent, cela élargit son spectre d’usage.
Comparaison d’usage avec le Specialized Roubaix
Face au Specialized Roubaix, on reste sur deux approches endurance, mais avec des tempéraments différents. Un Roubaix est plus dynamique et plus « prêt à courir » dès la prise en main. En revanche, le Lapierre Pulsium 7.0 pousse plus loin le confort et la stabilité.
La comparaison est avant tout technique, car les positionnements tarifaires ne sont pas identiques. Pour un cycliste priorisant les longues sorties sur routes imparfaites, le Pulsium met l’accent sur la préservation. En comparaison, un Roubaix tend à conserver une dose plus marquée de nervosité.
Pour qui le Lapierre Pulsium 7.0 est-il pertinent ?
Ce vélo s’adresse aux cyclistes qui veulent accumuler des kilomètres sans s’user : longues sorties, brevets, terrains vallonnés et revêtements rugueux. Il convient à ceux qui acceptent une position plus relevée et une réponse moins explosive pour gagner en endurance et en sérénité.
À l’inverse, un pratiquant orienté performance pure ou friand de sensations vives en relance cherchera un train roulant plus nerveux, voire un cadre plus agressif autour des 5000 euros sur la version 8.0.
Où acheter ?

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Caractéristiques techniques du Lapierre Pulsium 7.0
- Cadre New Pulsium en carbone UD
- Fourche Carbon UD SL
- Transmission Shimano Ultegra Di2 R8150 en 12 vitesses
- Leviers de vitesses Shimano Ultegra ST-R8170
- Cassette Shimano Ultegra R8101 en 11-34
- Roues DT Swiss ER1600 Spline en 30 mm, au standard Centerlock et compatibles tubeless.
- Pneus Schwalbe One Performance RaceGuard MicroSkin TLE en section 32-622 pour un confort et une adhérence élevés.
Un Lapierre Pulsium 7.0 cohérent, à révéler par les roues
Le Lapierre Pulsium 7.0 assume sa vocation d’endurance : géométrie relevée, pneus tubeless en 32 mm et cadre filtrant créent un vélo qui aide à durer. À 4000 euros, l’Ultegra Di2 est un argument tangible, mais l’association avec des roues aluminium suscite le débat.
Cet essai confirme que le cadre a du potentiel : avec un train roulant plus nerveux, il gagne en vivacité sans renoncer à son confort. Pour les cyclistes qui priorisent la fraîcheur en fin de sortie et la sérénité sur routes imparfaites, le Pulsium 7.0 remplit parfaitement son rôle.
Et pour celles et ceux qui veulent un peu plus de peps, un upgrade des roues suffira à déplacer le curseur.
FAQ – Lapierre Pulsium 7.0
Le Lapierre Pulsium 7.0 est-il adapté aux routes dégradées ?
Oui, sa géométrie relevée, son cadre filtrant et ses pneus tubeless en 32 mm offrent stabilité, adhérence et réduction de la fatigue sur revêtements imparfaits.
Les roues DT Swiss ER1600 en aluminium limitent-elles le dynamisme ?
Elles privilégient la robustesse et le confort au rendement pur, mais un montage carbone apporte nettement plus de vivacité sans faire perdre la stabilité du cadre.
L’Ultegra Di2 à 4 000 euros est-il pertinent sur le Pulsium 7.0 ?
Oui pour la précision et la fiabilité ; cependant, certains préféreront un 105 Di2 avec des roues carbone pour gagner en dynamisme au même niveau de prix.
Quel est le poids mesuré du Lapierre Pulsium 7.0 sur l’essai ?
Le vélo d’essai a été mesuré à 8,9 kg avec pédales et compteur, un poids cohérent avec sa vocation d’endurance et sa configuration.
Le Pulsium 7.0 convient-il aux cyclistes orientés performance pure ?
Pas en configuration d’origine, car il mise sur le confort ; en revanche, un upgrade des roues révèle un comportement plus joueur et plus vif.



















